Marine Le Pen peut entrer dans la course pour devenir la prochaine présidente de la France après que les juges ont confirmé sa condamnation pour détournement de fonds en appel, mais lui ont accordé un sursis concernant l'interdiction d'élection.
La juge présidente Michèle Agi a confirmé la condamnation de Le Pen, déclarant qu'elle et plusieurs autres membres du Rassemblement national avaient détourné des fonds de l'Union européenne destinés à rémunérer des assistants.
Mais les juges d'appel ont réduit son interdiction à 15 mois, ouvrant ainsi la voie pour qu'elle mène son parti lors de la prochaine élection.
Le Pen avait été condamnée initialement en mars 2025 par les juges de première instance, qui lui avaient infligé une interdiction d'élection de cinq ans et une peine de prison de deux ans, suspendue pendant son appel.
Son parti a réagi rapidement, Bardella raillant à la télévision ce qu'il décrivait comme la « tyrannie des juges ».
Jordan Bardella, qu'elle a formé comme son successeur choisi depuis des années, est prêt à prendre sa place en tant que candidat principal du Rassemblement national.
L'homme de 30 ans offrirait aux électeurs un profil quelque peu différent de celui de Le Pen, qui a gagné du terrain auprès des électeurs lors de trois campagnes présidentielles successives.
Un sondage récent suggérait que l'un ou l'autre menerait l'élection française après le premier tour.
Les rendements des obligations françaises ont légèrement augmenté après l'annonce, mais étaient déjà plus élevés avant la décision...
Pour l'instant, les marchés de prédiction montrent que les cotes de victoire de Le Pen s'améliorent modestement à partir d'un niveau certes bas, tandis que Bardella a consolidé sa position de favori pour gagner...
Bien que Le Pen puisse encore former un pourvoi devant la plus haute juridiction, elle a promis d'annoncer si elle se présentera ou non après cette décision.
Néanmoins, le tribunal a condamné Le Pen à une peine de prison d'un an qu'elle devrait probablement purger avec un bracelet électronique, au moins pour une partie de la peine, et elle a indiqué qu'elle se retirerait probablement si elle était obligée de porter le bracelet pendant la campagne.
La décision concernant son avenir repose désormais sur Le Pen - elle doit s'exprimer lors d'une interview télévisée à 20 h 00, heure locale.

